Ecrire pour écrire

Écrire, pourquoi écrire, pourquoi dois-je écrire ? qu’est-ce que cela m’apportera ? Je n’en sais rien, je ne sais pas pourquoi, pour mettre, peut-être, un peu d’ordre dans ma pensée. Pour fuir la réalité durant ce court laps de temps d’écriture, cette réalité ou il est rabâché sans cesse des informations anxiogènes sur le coronavirus. Est-il si dangereux qu’il est décrit par les journalistes ? Je n’en sais rien, ou plutôt j’ai l’idée que non. Je rejoins ainsi les médecins qui prédisent que l’après sera pire que maintenant. Mais là n’est pas mon sujet. Alors écrire quoi, à propos de quoi? Pour parler d’un complotisme mondial si nous croyons certains médias alternatifs. Oui, tiens, pourquoi pas, mais non, car si leurs propos sont vrais, nous aurons bientôt des résultats.

Alors, écrire quoi ? Sur quoi ? Sur le temps présent alors, sur le fait de travailler sa rhétorique, son expression, afin de constater la manière dont il est possible de coucher ses idées sur le papier, sans pouvoir ultérieurement les nier, en essayant d’insérer une forme poétique en y mettant des rimes ou des sons redondants, sans toutefois avoir l’audace ou la prétention de vouloir tomber dans du mystique, sans vouloir récupérer une dîme, non, écrire pour le plaisir de laisser vagabonder sa pensée, son esprit. Sans aucune prétention sur la qualité de mon style d’écriture, sur la richesse de mon vocabulaire, je veux juste partir, oublier dans cette page le présent, me fondre sur ce papier pour ne plus voir le temps qui passe.

Ah l’écriture, cette façon de communiquer que nous oublions avec des soit-disant réseaux sociaux qui n’ont de social que l’étiquette que nous leur donnons, ou le principal est soit d’abonder dans le même sens que la personne lue, soit de le discréditer sur la forme avec de belles formules : ces forums ou chacun met son point de vue avant de le défendre bec et ongles, méprisant celui qui ne pense pas comme lui, n’essayant pas de se mettre à sa place afin d’apporter une réponse constructive, mais plutôt se renforçant dans sa pensée, dans son ego, voire dans son erreur en plongeant dans un piège abscons, voulant à tout prix convaincre l’autre que c’est lui qui a raison et que tous ses arguments le prouvent. Peine perdue ! Chacun ayant le même comportement. Rien n’en sort vraiment de bon si le lecteur ne prend pas la peine de reculer, de se poser la question du « pourquoi il dit ça ? » ou du « comment réagirais-je à sa place ? ». Non, chacun sait mieux que l’autre et peu accepte de se questionner et de se remettre en question. Alors avouer avoir tort est mortel pour eux.

L’anonymisation libère les propos, les écrits, la parole. Les gens se prennent alors pour des caïds alors que dans un débat, un vrai, un tête à tête, ou seul le fond compte, ils ne tiendraient pas. Je me cache donc je suis. Je peux donc parler, avancer des arguments sans écouter ceux d’en face s’ils ne me conviennent pas, beau dialogue de sourd ! Et au final, qu’en ressort-il ? Rien ! Chacun reste campé sur ses positions, leurs certitudes sont encore plus ancrées.

 

Alors écrire, oui mais quoi ?

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